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L’arganier

L’Arganier (Argania spinosa L.) est une plante de la famille des Sapotaceae. C’est un arbre endémique du Maroc (dans la région du Sud-Ouest et en particulier la plaine du Souss)  et de la région de Tindouf en Algérie.De nombreux écrits montrent qu’il a attiré la curiosité par exemple chez Ibn al-Baitar au xe siècle, El Bekri au XIe, Al Idrissi au XIIe et Léon l’Africain au XVIe. Au XVIIIe le botaniste danois Schousboe étudie l’espèce et l’intérêt des botanistes occidentaux a continué depuis 3.

L’arganier est un arbre aux rameaux épineux  d’où son nom spinosa qui signifie « épineux »  – de 8 à 10 m de haut, aux feuilles atténuées en un court pétiole, très résistant et qui peut vivre de 150 à 200 ans[réf. nécessaire]. Il est parfaitement adapté à l’aridité du sud-ouest marocain et sa silhouette est caractéristique : cime large et ronde, tronc noueux, tortueux et assez court, souvent formé de plusieurs parties entrelacées.

L’arganier fournit un bois très dur, appelé bois de fer, utilisé essentiellement comme bois de chauffage. L’arganier possède des mécanismes qui limitent ou ralentissent la chute du potentiel foliaire et relèvent de la stratégie d’évitement. L’arbre ne perd ainsi ses feuilles que transitoirement, en cas de grande sécheresse5.

Les fleurs blanches à jaune verdâtre sont hermaphrodites, gamopétales à tube très court et sont réunies en glomérules. Elles apparaissent en mai-juin. Le fruit, l’« affiache », est une fausse drupe ovale, fusiforme de 30 mm de long environ, jaune-brun à maturité contenant une noix très dure abritant deux ou trois « amendons ». Un arbre en produit environ 8 kg par an[réf. nécessaire]. Les feuilles, vert sombre et coriaces, sont consommées par les dromadaires et les chèvres qui grimpent dans les arbres où elles mangent de jeunes pousses et le fruit, laissant le noyau qu’il contient.

 

Son système racinaire est particulièrement profond [réf. nécessaire] mais dépourvu de poils absorbants racines « magniloïdes ». Il profite d’une symbiose avec différents types de champignons pour pallier cette déficience, seuls ces derniers pouvant apporter les différents nutriments à l’arbre. La reproduction artificielle et la mise en culture de celui-ci nécessite ainsi l’inoculation de plusieurs espèces de champignons au niveau de ses racines4. L’aire géographique de l’arganier bénéficie d’une forte humidité, tant par les précipitations saisonnières que par une fraîcheur relative, que l’arganier piège et restitue au sol

Noix d’argan abritant deux ou trois « amandons »

L’huile d’argane fait l’objet d’une Indication géographique protégée, publiée au bulletin officiel N°5805 du 18 janvier 2010. Celle-ci certifie que l’utilisation du nom « huile d’argane » par une marque commerciale implique le respect d’un cahier des charges fixe. Les laboratoires Pierre Fabre ont enregistré dans les années 1980 le mot « argane » comme marque déposée, commercialisant sous ce terme une crème à base d’huile d’argan. Fin 2010, des négociations ont eu lieu entre le Maroc et l’Union Européenne pour faire reconnaître l’IGP en Europe. En décembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a annulé la marque « Argane » en première instance dans un litige opposant la société Pierre Fabre à la société Clairjoie. L’annulation de la marque a été confirmée par un arrêt de la Cour d’appel de Paris du 30 janvier 201315.

L’huile d’argane bénéficie d’une grande attention comme approche de prévention nutritionnelle pour prévenir le risque cardiovasculaire. Elle est utilisable en usage interne pour lutter contre les douleurs rhumatismales et articulaires, et l’hypercholestérolémie. En usage externe, elle permet de prévenir la surinfection des boutons de varicelle, l’acné, et de lutter contre la peau sèche et les vergetures.

Par ailleurs et vu l’importance des composés nutritionnels doués d’activités antioxydants comme les carotènes, les Poly phénols, les vitamines A, C et E dans l’arrêt du développement ou la progression de quelques cancers, l’huile d’argane, par sa richesse, notamment en gamma tocophérol, pourrait avoir une action anti proliférative. En effet, les études expérimentales récemment réalisées suggèrent que l’huile d’argane pourrait être d’un intérêt potentiel pour développer de nouvelles stratégies pour la prévention du cancer de la prostate. Les données actuelles de la recherche scientifique sur l’huile d’argane impliquent qu’elle contribue à un développement économique nouveau au Maroc et dans le monde entier.

Les chiffres approximatifs de l’argan :

  • 2 000 personnes travaillent dans les coopératives marocaines consacrées à l’huile d’argan17.
  • La production annuelle est de l’ordre de 2 500 à 4 000 tonnes17.
  • 800 000 hectares plantés. Perte de 600 ha/an de la surface plantée depuis le début du siècle dernier en arganiers[réf. nécessaire].
  • La densité d’arbres par hectare varie suivant la région : de 250 arbres par hectare à 150 km au nord d’Agadir dans l’Atlas et environ 40 arbres dans le désert bordant la région de Gulimime (Anti-Atlas)9.
  • Un arbre produit, chaque année, de 10 kg à 30 kg de fruits environ.
  • Il faut environ 38 kg de fruits (affiache) ou bien 2,6 kg d’amandons pour produire 1 litre d’huile.
  • Il croît quasi exclusivement au Maroc (très peu sur la frontière algérienne).

La production d’huile d’argan représente une ressource économique très importante pour les coopératives actives dans l’arganeraie. Ces coopératives ont des méthodes de fonctionnement aussi variées qu’il en existe. Certaines ont des pratiques issues du commerce équitable et peuvent être en partie financées par de grands organismes.

 

Espèce emblématique

L’arganier est la plante-emblème du Royaume du Maroc. En 2014, le pays a inscrit « l’argan, pratiques et savoir-faire liés à l’arganier » sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.<<source : Wikipedia >>.

 

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